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| Historique et Patrimoine |
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Mentionnée sous le nom de Calceata dès le Xème siècle, Caussade a été implantée sur la rive gauche de la Lère près de l'ancienne voie romaine de Tolosa (Toulouse) à Divona (Cahors), dans une région où la présence de l'homme est bien antéreure à la colonisation romaine ; en effet, elle se manifeste dès l'âge de la pierre taillée (au Paléolithique) sur les côteaux de la Bénèche et les terrasses de la Lère où se sont installés les premiers agriculteurs à partir de la seconde moitié du IVème millénaire avant notre ère. Au cours de la guerre contre les Albigeois, les croisés rançonnent la cité en 1209. Plus tard, en 1219, Ratier, seigneur de Caussade, participe à la défense de la porte Matabiau à Toulouse sous la bannière de Raymond IV. Le même Ratier octroie la première charte des coutumes en 1248. Entre la conquête française et la guerre de Cent ans, Caussade connaît une période de grande prospérité et on construit hors des murs, l'enceinte et les fossés de cette époque correspondant aux boulevards actuels. Lors du traité de Brétigny, en 1360, le Quercy et Caussade tombent sous la domination anglaise. Au XVIIIème siècle, l'essor économique et démographique de Caussade s'accentue grâce à son désenclavement (route de Toulouse à Paris), et au commerce avec Bordeaux et les îles. La révolution est sanglante, seize caussadais sont guillotinés à Paris en 1794. La ville poursuit son développement avec l'introduction de la chapellerie en 1857 et l'arrivée du chemin de fer en 1884. En 1930, Dieudonné Costes, Caussadais d'adoption et pionner de l'aviation civile, franchit victorieusement l'Atlantique Nord.
L'histoire de Caussade est également marquée par la guerre dont la vie de réfugiés est racontée sur le site suivant :www.flinescaussade.com/caussade_toc.htm
LE PATRIMOINE
Les monuments
La commune de caussade est dotée d'un riche patrimoine de pierre et de brique qui retiendra toute votre attention.
Fontaine du Thouron - XIXème siècle
Erigée au-dessus de deux sources souterraines à l'abri d'une salle voutée. Ajoutées à l'eau de pluie, ces sources alimentaient les fossés de la ville riches en poissons.
Tour de Maleville - XVIIème siècle
Bâtie sur les remparts de Caussade par cette famille, elle a conservé sa porte Vermeille.
Maison de l'Arbot - XIVème siècle et son passage couvert
Maison familiale du consul Dupuy, organisateur de la défense de Montauban contre les armées de Louis XIII en 1621. On peut encore y voir ses fenêtres à colonnettes et chapiteaux sculptés.
Tour d'Arles ou (arlet) - XIIIèmesiècle
Cette demeure de plan rectangulaire, en briques rouges a appartenu notamment au Duc de Sully, seigneur de Caussade et à Maximilien de Béthune qui fut le compagnon d'Henri IV. A l'origine, elle était couronnée de créneaux, de merlons et de machicoulis. La salle du 1er étage servit d'église à une poignée de catholiques en terre protestante lors de l'Edit de Nantes. Elle renferme également plusieurs vestiges de peintures médiévales.
Eglise Notre Dame de l'assomption - XVIème et XIXème siècle
De l'édifice primitif, il ne subsiste que le clocher en briques haut de 54 m et de type toulousain. Le reste de l'église a été rebâti en style néogothique au XIXème siècle et la chapelle du Sacré Coeur a été peinte par CAZOTTES.
Fontaine EUGENIE - XIXème siècle
Sa construction a été parrainée par l'impératrice Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III.
La Taverne - XIIIème siècle
Cette ancienne maison seigneuriale a été la propriété de riches marchands drapiers appelés les Missolières.
Hôtel de Ville
Côté arrière, une halle avec colonnes qui abrite le marché des producteurs de fruits et légumes.
Les Récollets - XVIIème
Cloître et collège construits à la demande de Richelieu pour favoriser l'éducation catholique lors de la reconquête du protestantisme. Le boulodrome d'été actuel était le jardin des moines et le cinéma l'ancienne chapelle.
Maison du Caifà
Habitée par un colporteur en petite épicerie.
ORIGINES DE LA CHAPELLERIE
C'est le 28 Février 1770 que Perrette GLEYE, plus connue sous le nom de Pétronille, vit le jour à Bourrou, paroisse de Saint-Martin de Sesquières. En 1787, elle épouse Jean CANTECOR, laboureur de son état, et part s'installer avec lui à SEPTFONDS. Pendant qu'elle garde les moutons, l'idée lui vient d'assembler des brins de paille pour faire des chapeaux. Selon une autre source d'information, on raconte que c'est en voyant "un chapeau tressé pour les chevaux avec deux troux pour les oreilles" qu'elle aurait eu cette inspiration.
En 1796, son nom figure sur le registre de la chambre des métiers. A la même époque, elle s'aperçoit que la paille ramassée dans les endroits secs et pierreux est plus blanche, plus solide, plus fine et conviendrait mieux à la confection du chapeau. C'est ainsi que serait née la paillole, terme qui désigne au départ la tresse puis le chapeau de paille porté par les femmes.
Durant la toute première moitié du XIXème siècle, Pétronille et ses descendants vont fabriquer et commercialiser la tresse de paille vers Lyon, Grenoble, Nancy et même la Grande Bretagne. Veuve en décembre 1815, elle fonde avec son second mari, François Louis Flavien VAISSE, une fabrique de chapeaux et initie à cette technique son cousin, André REY, qui crée à son tour un atelier à Septfonds.
A sa mort, en 1846, la fabrique est transmise à son petit-fils, Fortuné CANTECOR, qui la portera à son apogée en fabriquant près de 5000 chapeaux par jour. C'est aussi lui qui fera véritablement entrer SEPTFONDS dans l'ère industrielle en créant des modèles de plus en plus élaborés et enrichis de garnitures. A cette époque, la fabrication de la tresse de paille occupe 3000 à 4000 personnes qui habitent à la campagne. Avec l'invention de la machine à coudre les tresses en 1875, la production locale de la tresse devient insuffisante et il faut trouver d'autres sources d'approvisionnement (Suisse, Chine et Italie).
L'arrivée à Caussade du chemin de fer en 1884 puis de l'électricité, en 1896, favorisent l'essor économique.
Ainsi, toute l'activité de la région s'effectue autour du chapeau. Le teinturier teint certaines matières brutes naturelles (la paille), le formier fabrique les formes en bois et le fondeur les réalise en fonte d'aluminium. Des ateliers confectionnent la garniture (pompons, fleurs, papillons, etc ...) d'autres sont chargés de l'emballage "claire voie" en bois. Les hommes ont alors un salaire fixe alors que les femmes sont payées à la pièce. La vente des chapeaux s'effectue par l'intermédiaire de commis voyageurs qui se déplacent en France comme à l'étranger.
En 1789, Caussade a déjà des fabriques de chapeaux de feutres ; une couperie de poils emploie alors 18 ouvriers et ce sont les "pelharots" qui grattent les peaux de lapins pour faire le feutre.
L'industrie de la chapellerie s'étend environ de 1890 aux années 1930 avec une place importante pour le canotier cher à Maurice CHEVALIER. Au début du XXème siècle, le développement de la chapellerie est foudroyant, plus de 3000 personnes travaillant dans une trentaine de manufactures qui ont aujourd'hui, pour la plupart, disparu.
Pour mémoire, on peut citer :
| CAUSSADE |
ARNAL ET CHAUBARD, BOUZINAC, BACH et COURSIERES, DEJEAN-VALETTE, DOUMERC, DUROU, ETIENNE, LACAN, REY Isidore, REY Cousin , GRANGé ET GOELENS, MIGNOT, ROUSSEAU, MOISSET Père et Fils (LACAN).
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| SEPTFONDS |
Léon BESSEDE-CALVIN, Marius COUSTILLERES, Louis et Jean-claude COUSTILLERES, DOUILLAC, ALLAUX-TRESSENS, BOSC Henri et BOSC Edouard, BOSC-ASTOUL, CABLAT-DECALUX, DERAMOND-CADET, FOrtuné CANTECOR, GAILLARD-PONLEVIE France, HERMENS, RAYMOND-LAFFOND, MIQUEL, SOUPA-VALRET, THEIL-MOURGUES, VIDAL-BONNEVILLE, ALFRED LAMIC (Bason).
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L'usine ROUSSEAU en 1937, puis les Etablissements CRAMBES en 1946, diversifient cette industrie en développant successivement la fabrication de chapeaux dans des matières nouvelles (rabanes venues de Madagascar, laize, toiles, tissus, fourrures, paille de riz d'Italie).
Auguste CRAMBES mettra au point le chapeau en textile qui permettra au bassin de Caussade-Septfonds de résister à la crise de la chapellerie et de se hisser ainsi au premier rang national.
Parmi les témoins de cette gloire passée, il subsiste encore les Etablissements CRAMBES et WILLY'S PARIS (REY) à CAUSSADE.
QUELQUES DATES IMPORTANTES A RETENIR
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1857
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André REY, cousin de Pierre CANTECOR, reçoit une subvention de la ville de Caussade pour s'y installer. Les ouvriers septfontois barrent la route pour empêcher son départ.
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1858
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J CANTECOR vient à son tour à Caussade.
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1893
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Presque toutes les manufactures de Septfonds où les ouvriers sont syndiqués ouvrent des succursales à Caussade ou s'y installent ; c'est le cas pour trois des employés de la maison REY (SOL, MIQUEL et ETIENNE) et Jean-claude COUSTILLERES à SEPTFONDS.
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1930
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Des grèves importantes, très dures, perturbent les deux villes.
L'époque des grandes fêtes régionales de la chapellerie et de la petite fête, la Ribota, organisée chaque année en début de saison est désormais révolue. Une page est en train de se tourner. .. Plus grave, la démocratisation de la voiture, où l'on ne peut monter chapeauté, et surtout le changement de mode vestimentaire vont porter un coup fatal à cette industrie.
En revanche, l'arrivée de nouvelles industries va permettre la poursuite du développement de la région de Caussade. Parmi les plus importantes, il convient de citer GUIMA-PALFINGER (Bennes, Hydraulique), APEM (Appareillages électriques, SEMATEC (graviers), CODEVIA (viande en gros et demi-gros), CAUSSADE SEMENCES, DEJEAN SERVIERES (constructions métalliques) ; La plupart ont une renommée internationale.
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